7 mai 1954 : la chute de Diên Biên Phu

L’ordre de cesser le combat à 17h30 est donné le 7 mai, il y a 76 ans.

Le discours du général de Lattre du 11 juillet 1951 au lycée Chasseloup-Laubat de Saigon est sans équivoque. Le devoir est dans l’engagement, quel qu’il soit. « Soyez des hommes, c’est-à-dire, si vous êtes communistes, rejoignez le Viet Minh, il y a là-bas des individus qui se battent bien pour une cause mauvaise. Mais, si vous êtes des patriotes, combattez pour votre patrie, car cette guerre est la vôtre. Elle ne concerne plus la France que dans la limite de ses promesses envers le Vietnam et de la part qu’elle entend prendre à la défense de l’univers libre. D’entreprise aussi désintéressée, il n’y en avait pas eu, pour la France, depuis les croisades. Cette guerre, que vous l’ayez voulue ou non, est la guerre du Vietnam pour le Vietnam. Et la France ne la fera pour vous que si vous la faites avec elle. »

Plutarque évoque dans La Vie de Solon une loi qui pourrait paraître surprenante.

« 20. Parmi les autres lois de Solon, il en est une fort étrange, qui note d’infamie tout citoyen qui, dans une sédition, ne se déclare pour aucun parti. Apparemment il ne voulait pas que les particuliers fussent indifférents et insensibles aux calamités publiques, et que, contents d’avoir mis en sûreté leurs personnes et leurs biens, ils se fissent un mérite de n’avoir pris aucune part aux maux de la patrie. Il voulait que, dès le commencement de la sédition, ils s’attachassent à la cause la plus juste; et qu’au lieu d’attendre de quel côté la victoire se déclarerait, ils secourussent les gens honnêtes, et partageassent avec eux le danger. »

Traduction de l’abbé Dominique Ricard (1741-1803)

Gardons donc à l’esprit que « pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien. » Il nous faut donc nous engager, coûte que coûte. N’ayons de cesse alors de forger nos âmes. Car quel que soit le camp que nous choisissions, que nos armes servent le bien et que notre sacrifice ne soit pas vain.

Le Serment des Horaces, Jean-louis David, 1785

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